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Iveco Bus contribue au programme de cars scolaires brésiliens
Le programme fédéral brésilien Caminho da Escola prévoit plus de 14000 véhicules livrables jusqu'à fin 2026. Conçus et fabriqués localement, ces véhicules participent à la mise en uvre des politiques publiques en faveur de l'accès à l'éducation...
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Le programme fédéral brésilien Caminho da Escola prévoit plus de 14000 véhicules livrables jusqu'à fin 2026. Conçus et fabriqués localement, ces véhicules participent à la mise en uvre des politiques publiques en faveur de l'accès à l'éducation.
Leader de l'édition actuelle du programme fédéral brésilien Caminho da Escola, IVECO BUS, vient de livrer un nouveau lot d'autocars scolaires au gouvernement fédéral. 2000 exemplaires du modèle Iveco 15-210 ORE sont livrables en 2026 dans le cadre de ce programme.
Engagé depuis plus de 15 ans dans le programme Caminho da Escola, IVECO BUS développe des solutions de transport scolaire adaptées aux réalités locales, combinant robustesse, accessibilité et efficacité opérationnelle. Depuis le début de sa participation à ce programme, IVECO BUS a déjà livré plus de 12000 cars scolaires et prévoit de dépasser le seuil des 14000 unités d'ici fin 2026.
Les modèles Iveco 10-190 ORE 2 et 15-210 ORE 3, proposés dans le cadre du programme sont conçus pour répondre aux exigences spécifiques du transport scolaire en matière de sécurité, de confort et d'accessibilité, notamment grâce à un dispositif de siège mobile destiné aux passagers à mobilité réduite. Le modèle 15-210 ORE 3 peut transporter jusqu'à 59 élèves plus le conducteur.
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Réunir lance son appli RSE
Le projet Performance 2027 du groupement associatif Réunir pose ses premiers jalons depuis janvier 2026. Ils traduisent l'ambition de renforcer la performance, la lisibilité et l'efficacité de Réunir, au service de ses Adhérents. Trois parcours utili...
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Le projet Performance 2027 du groupement associatif Réunir pose ses premiers jalons depuis janvier 2026. Ils traduisent l'ambition de renforcer la performance, la lisibilité et l'efficacité de Réunir, au service de ses Adhérents. Trois parcours utilisateurs personnalisés sont désormais disponibles : autocaristes, partenaires ou AOM.
L'association Réunir fédère des PME du transport routier de voyageurs. Elle fait évoluer son modèle d'adhésion et renforce sa démarche Réunir RSE avec l'arrivée d'une application pédagogique qui s'enrichira régulièrement.
Réunir RSE
Sa première fonction est l'auto-diagnostic RSE grâce à un outil interactif et didactique qui permet aux adhérents d'évaluer leur niveau de maturité RSE et d'obtenir des recommandations personnalisées. Il en résulte la co-construction d'un plan d'action concret en vue de la labellisation Réunir RSE.
Le Label Réunir RSE comprend un référentiel adapté au TRV et des outils pour structurer et déployer une démarche RSE. Il en résulte un impact concret au quotidien pour les conditions de travail, la prévention, la sécurité, l'expérience voyageur, la réduction de l'empreinte environnementale, l'ancrage territorial, etc. Ce label est un atout lors des appels d'offres où la RSE est désormais un critère. Il est aussi un levier de sécurisation et de développement de l'activité en réduisant les risques et en augmentant l'attractivité.
Le Label Réunir RSE permet aux adhérents de valoriser et d'améliorer leurs pratiques, de renforcer la confiance des clients et des partenaires tout en structurant durablement le présent et l'avenir de leurs entreprises.
Les autres services évolues aussi
Réunir Services devient Syneo, une entité dédiée au conseil stratégique et opérationnel en mobilité, au service des autocaristes dans leurs réponses aux appels d'offres, mais aussi au service des AOM pour la conception de leurs projets.
Réunir Assurances renforce son positionnement avec la création du service Prévention pour un accompagnement durable des entreprises ainsi qu'une approche globale des risques routiers et de la santé.
Saybus poursuit son développement sur le marché des événements de grande envergure. L'acquisition à 100 % de la structure Fullbus permet d'intégrer pleinement cet outil numérique dans son fonctionnement opérationnel, renforçant ainsi son positionnement et sa spécialisation dans le transport événementiel.
Le nouveau site reunir.org et l'Espace Adhérent nouvelle génération offrent une navigation plus intuitive, un accès centralisé aux services et outils de Réunir.
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Garanties financières et de pilotage territorial attendues pour la loi-cadre
France urbaine, le GART et Intercommunalités de France saluent l'initiative d'un projet de loi-cadre pour le développement des transports, qui vient concrétiser les travaux de la conférence Ambition France Transports et son principe fondateur : la mo...
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France urbaine, le GART et Intercommunalités de France saluent l'initiative d'un projet de loi-cadre pour le développement des transports, qui vient concrétiser les travaux de la conférence Ambition France Transports et son principe fondateur : la mobilité doit financer la mobilité avec notamment l'affectation des recettes nouvelles issues des futures concessions autoroutières au financement des infrastructures ferroviaires. Cependant, son équilibre général apparaît encore insuffisant pour les associations.
Dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, les communes, les intercommunalités et les départements supportent déjà la lourde charge d'entretien et de modernisation des réseaux routiers. Le renvoi à une loi de programmation, consacrée au financement de ces infrastructures, prive le texte de garanties leur permettant de s'engager dans les investissements pluriannuels nécessaires pour l'entretien et le développement des routes.
Les associations appellent également à ce que la loi-cadre reconnaisse pleinement la place des élus de proximité dans les choix stratégiques des politiques de déplacement. Ils disposent d'une connaissance fine des besoins de leurs administrés et d'une capacité d'action territoriale éprouvée.
Les conclusions d'Ambition France Transports ont mis en exergue un modèle économique des mobilités sous tension. Il nous faut désormais trouver collectivement des marges de manuvres financières. Dans cette perspective, les associations appellent à des mesures offrant notamment aux autorités organisatrices de la mobilité (AOM) davantage de latitude dans la fixation des taux du versement mobilité afin de leur conférer la même capacité d'action que celle reconnue, à juste titre, à Île-de-France Mobilités en 2023, et de leur permettre ainsi d'assumer pleinement leurs responsabilités au service des mobilités du quotidien.
Enfin, les dispositions relatives à la gouvernance des gares routières suscitent de fortes inquiétudes. En ajoutant de nouvelles obligations de planification et en étendant de manière prescriptive les missions des AOM, elles portent atteinte au principe de libre administration des collectivités territoriales et s'apparentent à une extension de compétence sans garantie de compensation financière, tout en imposant des obligations inadaptées à la diversité des territoires.
Dans ces conditions, France urbaine, le GART et Intercommunalités de France appellent à une évolution du texte, fondée sur une programmation financière, une gouvernance respectueuse des compétences locales et garante d'un aménagement équilibré du territoire. Ces principes sont essentiels pour renforcer la cohésion territoriale et réussir la transition écologique dont notre pays a besoin.
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Les données de mobilité améliorent la qualité de l'information voyageur disponible sur les calculateurs d'itinéraires.
L'Autorité de régulation des transports (ART) publie son rapport sur les données de mobilité en 2025. Le rapport souligne la dynamique positive de la publication et de l'utilisation de ces données. Toutefois, certains types de données, comme les donn...
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L'Autorité de régulation des transports (ART) publie son rapport sur les données de mobilité en 2025. Le rapport souligne la dynamique positive de la publication et de l'utilisation de ces données. Toutefois, certains types de données, comme les données tarifaires ou d'accessibilité pourtant essentielles pour les voyageurs, sont encore trop peu publiées. Ces constats structurent les priorités de l'ART pour 2026, qui poursuivra et étendra le périmètre de ses contrôles.
Les données de mobilité, comme les horaires de transport en commun ou les alertes de perturbations, doivent être publiées par leurs détenteurs sur un Point d'accès national. Elles peuvent ainsi être librement réutilisées par des acteurs comme les calculateurs d'itinéraires (Google Maps, Citymapper, Oùra...), afin de proposer aux voyageurs une information fiable.
L'ART contribue, aux côtés de la Direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités (DGITM), à promouvoir la démarche de publication et d'utilisation des données de mobilité. En 2025, 104 rappels à la réglementation ont été adressés aux acteurs de la mobilité, dont 99% ont donné lieu à une mise en conformité immédiate ou à très court terme.
La publication des données de mobilité sur le point d'accès national reste dynamique avec :
- une diversification des jeux de données et des modes de transport publiés,
- le doublement de la publication des données de mobilités partagées (vélos, trottinettes, et voitures en libre-service),
- une mise à disposition quasiment complète des données planifiées de transport en commun (horaires et arrêts).
L'utilisation de ces données connaît une forte progression, montrant l'intérêt de ces publications avec :
- un doublement des téléchargements totaux des données publiées (près de 12 millions de téléchargements par mois),
- une amélioration notable de la qualité des calculateurs d'itinéraires développés par les régions sur leur territoire, fondées sur ces données.
Les données de mobilité couvrent un spectre large, au sein duquel certaines catégories de données restent insuffisamment représentées sur le Point d'accès national. Ces lacunes constitueront l'une des priorités de l'ART dans le cadre de sa campagne de contrôle en 2026.
- Les données tarifaires de transport ne figurent que dans 9 % des jeux de données disponibles sur le point d'accès national, alors qu'elles sont systématiquement réutilisées
- Les données d'accessibilité, tels que la présence d'ascenseurs en gare ou les cheminements piétons autours des stations, ne sont quasiment pas référencées.
Par ailleurs, l'ART poursuivra ses contrôles visant à :
- la publication des données de transport collectif et des mobilités partagées encore absentes du Point d'accès national,
- la transmission de la déclaration de conformité de chaque détenteur de données présents sur le Point d'accès national,
- la mise en qualité et au format réglementaire des données mises à disposition.
La 3e édition des « Rencontres des données de mobilité » présidées par Sophie Auconie, vice-présidente de l'ART, se tiendra en juin 2026. Elle réunira les parties prenantes du secteur des données de mobilité afin de rappeler le cadre juridique des données de mobilité, présenter les priorités de l'ART, et partager les retours d'expérience des acteurs du secteur.
Ainsi, l'ART entend uvrer à une mobilité plus fluide, plus transparente et plus durable pour tous les voyageurs.
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Le projet de loi-cadre de développement des transports présenté en Conseil des ministres
Philippe Tabarot, ministre des Transports, a présenté mercredi 11 février en Conseil des ministres le projet de loi-cadre relatif au développement des transports. Ce texte structurant pose les principes du futur modèle de financement des infrastructu...
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Philippe Tabarot, ministre des Transports, a présenté mercredi 11 février en Conseil des ministres le projet de loi-cadre relatif au développement des transports. Ce texte structurant pose les principes du futur modèle de financement des infrastructures de transports en France, afin de répondre durablement aux besoins de mobilité dans le pays.
Ce texte s'inscrit dans le prolongement direct des travaux de la conférence Ambition France Transports qui a réuni entre mai et juillet 2025 des élus et parlementaires de tous bords, des acteurs du secteur des transports et des représentants des usagers, pour réfléchir à l'avenir de nos réseaux de transports, confrontés au vieillissement et à l'impératif de leur décarbonation.
Alors que les besoins de mobilité des Français ne cessent de croître, la conférence a mis en évidence le la nécessité d'un véritable choc d'investissement pour engager, dans les prochaines années, la régénération et la modernisation des réseaux de transport. Dans le même objectif de poursuivre le développement de l'offre de transports sur l'ensemble du territoire, les experts et les élus membres de la conférence ont unanimement acté de la nécessité de garantir au secteur des transports une prévisibilité et une continuité de ses investissements sur le long terme.
Le 9 juillet dernier, Philippe Tabarot avait annoncé que seraient reprises, dans le cadre d'un futur projet de loi pour les transports, les principales conclusions de la conférence Ambition France Transports. Le texte présenté ce matin en est la traduction.
Le projet de loi-cadre pose les principes fondateurs suivants :
• La définition du nouveau modèle de financement de nos infrastructures de transport, permettant d'investir dans la régénération et la modernisation de nos réseaux, et de résorber la « dette grise » liée à leur sous-entretien. Le texte acte notamment le fléchage à partir de 2032 des recettes des concessions autoroutières à hauteur de près de 2,5 milliards d'euros à terme vers l'investissement dans tous les réseaux de transport.
Ces nouvelles recettes permettront d'investir dans les réseaux de transports, routier, fluvial et ferroviaire. 1,5 milliard d'euros par an supplémentaires seront investis pour la régénération et la modernisation du réseau avec le concours du groupe SNCF, permettant de porter l'effort total à 4,5 milliards d'euros par an. Ce montant sera inscrit dans le futur contrat de performance qui lie l'Etat et SNCF Réseau.
• La présentation à venir de lois de programmation pour les transports, d'une durée d'au moins 10 ans, qui définiront les investissements à venir dans les infrastructures. Un exercice inédit et attendu, qui permettra d'aligner le secteur des transports sur les pratiques existantes pour les autres postes d'investissements de l'Etat.
Le projet de loi-cadre contient également plusieurs mesures importantes en matière de simplification, de qualité de service et de sécurité dans les transports :
• Le soutien au développement des Services Express Régionaux métropolitains (SERM), à travers l'évolution des missions de la Société des grands projets et la clarification de ses modalités d'intervention, pour permettre à cet opérateur de l'Etat d'accompagner les collectivités qui le souhaitent.
• La poursuite de la dynamique de décarbonation du secteur des transports, responsable d'un tiers des émissions nationales, à travers la mise en place, pour les chargeurs, d'objectifs incitatifs favorisant le recours à des camions zéro-émission pour le transport de marchandises.
• Le renforcement de la sécurité routière dans les transports collectifs, avec de nouvelles obligations en matière de dépistages antistupéfiants. Le projet de loi instaure la mise en place d'un test aléatoire annuel par conducteur dans toutes les entreprises de transport routier de voyageurs, ainsi que l'équipement obligatoire de tous les cars neufs d'un stupotest d'ici au 1er septembre 2029, qui permettra d'empêcher le démarrage du véhicule si le conducteur est positif aux stupéfiants.
• L'amélioration de la qualité de service au sein des gares routières, en désignant « un chef de file » pour leur entretien et leur gestion parmi les autorités organisatrices de mobilité au niveau local.
• Enfin, dans le cadre des grands projets d'infrastructures de transports, le texte prévoit que la raison impérative d'intérêt public majeur (RIIPM) puisse être étudiée plus tôt dans la vie d'un projet, dès la déclaration d'utilité publique, afin d'éviter des contentieux tardifs, alors que les travaux sont déjà engagés, tout en maintenant un niveau élevé d'exigences environnementales.
Lors du Conseil des ministres, Philippe Tabarot a déclaré : « Les Français sont très attachés à leurs infrastructures de transport. Et ils ont raison : ce sont elles qui conditionnent la qualité et le développement de l'offre de mobilité, partout sur le territoire. Face au vieillissement de nos réseaux, à la nécessité de les entretenir et de les décarboner, le projet de loi-cadre relatif aux transports propose une véritable révolution en matière de financement.
Désormais, les transports bénéficieront eux aussi d'une loi de programmation, indispensable pour investir dans la durée, et réduire ainsi les retards et les reports de projets. Deuxième avancée majeure : de nouvelles ressources, issues des autoroutes, viendront financer durablement notre système de transport. La fin des concessions autoroutières constitue une opportunité historique pour repenser leur modèle, mieux les encadrer et affecter leurs recettes au bénéfice de l'ensemble des modes de transport, dans une vision pleinement intermodale. Ce texte est le fruit d'un consensus collectif inédit entre élus et experts, lors de la conférence Ambition France Transports et que le Gouvernement transcrit ici dans la loi. »
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Xavier Piechaczyk, nouveau P-DG du groupe RATP
Le 4 février 2026, par décret en Conseil des Ministres, Xavier Piechaczyk a été nommé Président-directeur général du groupe RATP. Cette nomination intervient après les auditions de Xavier Piechaczyk devant les commissions du Développement Durable et ...
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Le 4 février 2026, par décret en Conseil des Ministres, Xavier Piechaczyk a été nommé Président-directeur général du groupe RATP. Cette nomination intervient après les auditions de Xavier Piechaczyk devant les commissions du Développement Durable et de l'Aménagement du territoire du Sénat et de l'Assemblée nationale les 21 et 28 janvier derniers, dans les conditions prévues par l'article 13 de la Constitution. Les deux assemblées s'étaient prononcées en faveur de la nomination de Monsieur Piechaczyk.
Le Conseil d'Administration de la RATP réuni en séance extraordinaire le 30 janvier dernier avait également proposé au Gouvernement la nomination de Xavier Piechaczyk comme Président-directeur général du groupe RATP.
Le nouveau Président-directeur général du groupe RATP a déclaré : « Je suis très honoré de rejoindre le groupe RATP. Les défis à venir sont nombreux pour continuer à assurer un service public de qualité pour nos voyageurs d'Île-de-France, ceux des villes et territoires en France, et ceux du monde entier où le groupe est implanté. Régularité, sécurité, accessibilité et qualité seront des boussoles de mon action dès ma prise de fonction. J'irai très rapidement à la rencontre de celles et ceux qui sont le ciment de l'entreprise, de leurs représentants ainsi que des élus qui souhaitent projeter et développer leurs territoires, à travers une mobilité efficace et décarbonée ».
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Projet de loi cadre Transports
Des contraintes plutôt que des financements selon la perception qu'en a Intercommunalités de France....
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Des contraintes plutôt que des financements selon la perception qu'en a Intercommunalités de France.
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La FNTV fédère (aussi) les offres d'emploi
Le site jobboard.fntv.fr partage des milliers d'offres d'emploi relatives aux métiers du transport routier de voyageurs, y compris conducteurs/conductrices, mécaniciens, exploitants, etc. A consulter sans modération....
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Le site jobboard.fntv.fr partage des milliers d'offres d'emploi relatives aux métiers du transport routier de voyageurs, y compris conducteurs/conductrices, mécaniciens, exploitants, etc. A consulter sans modération.
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Président de la RATP : Xavier Piechaczyk proposé par Emmanuel Macron
Président du directoire de RTE (réseau de transport d'électricité) depuis 2020 et reconduit à ce poste en juin dernier, Xavier Piechaczyk a exercé dans plusieurs cabinets ministériels (Transports de 2003 à 2008, Écologie et Énergie de 2009 à 2012). I...
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Président du directoire de RTE (réseau de transport d'électricité) depuis 2020 et reconduit à ce poste en juin dernier, Xavier Piechaczyk a exercé dans plusieurs cabinets ministériels (Transports de 2003 à 2008, Écologie et Énergie de 2009 à 2012). Il est proposé par Emmanuel Macron pour devenir président de la RATP, succédant à Jean Castex, nommé président de la SNCF pour 4 ans le 29 octobre 2025.
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Observatoire 2025 et priorités de l'UTPF
Sous la nouvelle présidence de Thierry Mallet, l'Union des Transports Publics et Ferroviaires trace un cap ambitieux avec l'identification de 10 chantiers prioritaires pour le mandat 2025-2027 et des propositions très concrètes pour le PLF 2026.
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Sous la nouvelle présidence de Thierry Mallet, l'Union des Transports Publics et Ferroviaires trace un cap ambitieux avec l'identification de 10 chantiers prioritaires pour le mandat 2025-2027 et des propositions très concrètes pour le PLF 2026.
La conférence de presse annuelle de l'UTPF s'est tenue le 7 octobre 2025 pour présenter les 10 chantiers prioritaires du nouveau mandat, les propositions de l'UTPF dans le cadre du Projet de Loi de Finances 2026, ainsi que les résultats de la nouvelle édition de l'Observatoire de la mobilité sur le sujet Quel prix pour quels services ?
Alors que la conférence Ambition France Transports appelle à un "choc d'offre massif indispensable", l'UTPF rappelle que les transports publics et ferroviaires sont plus que jamais une réponse à nos enjeux de cohésion sociale, de développement de notre économie et de décarbonation.
Élu président de l'UTPF le 12 juin 2025, Thierry Mallet a présenté aux côtés des vice-présidents et membres du CA de l'UTPF Christophe Fanichet, Marc Delayer, Patrice Lovisa et Annelise Avril, les 10 actions prioritaires du nouveau mandat, parmi un plan plus complet issu du travail des commissions :
1 - Financements : future loi-cadre sur le financement des infrastructures de transport et PLF 2026-2027, financements européens et budget 2028-2034 de l'Union Européenne
2 - Négociations sociales : poursuite de la construction de la convention collective du ferroviaire et de la refonte des classifications et rémunérations dans le transport urbain
3 - Concurrence dans les transports urbains, ferroviaires et franciliens : sécurisation du sac à dos social en cas de transferts de salariés et élaboration de solutions partagées entre opérateurs (communication des données dans le cadre des appels d'offre, liste commune d'informations au moment de la passation des marchés...)
4 - Réduction de l'absentéisme : actions de prévention et lutte contre la fraude
5 - Transformeurs : promotion du secteur, création d'outils d'orientation et d'une nouvelle offre de formation du CAP au Master
6 - Sûreté dans les transports : mise en uvre opérationnelle de la loi Tabarot et du contrôle en temps réel de Stop Fraude qui permet de vérifier la véracité des adresses des contrevenants
7 - Assurances : recherche de solutions pour garantir la continuité du service public dans le cadre d'un marché de l'assurance de plus en plus contraint
8 - Exploitation ferroviaire : travail à un référentiel commun pour la sécurité ferroviaire et au déploiement des technologies ETCS et FRMCS bord et sol
9 - Décarbonation : mobilisation en faveur du mix énergétique et d'une clause de revoyure du Règlement européen sur les émissions des autobus
10 - Prospective : étude de scénarios de développement du secteur à long terme et travaux sur la transition démographique et l'impact du vieillissement de la population.
L'UTPF formule des propositions pour le PLF 2026
Dans le cadre de la partie I du PLF (recettes) :
- Permettre aux Autorités organisatrices de la mobilité (AOM) de dégager de nouvelles sources de financement pour développer l'offre de transport public : augmentation du taux plafond du Versement mobilité hors Île-de-France, affectation aux AOM d'une fraction accrue des quotas carbone (ETS 1) portée à 250 MEuros, captation des plus-values foncières générées par les infrastructures de transport, majoration du taux plafond de la taxe de séjour avec affectation aux AOM
- Préserver le patrimoine ferroviaire national : affectation chaque année à l'AFIT d'une fraction du produit ETS 1 (pour atteindre 600 MEuros à horizon 2028) pour la régénération et la modernisation du réseau ferroviaire, et éligibilité au mécénat de SNCF Gares & Connexions pour les dons des entreprises et des particuliers affectés à la rénovation de son patrimoine remarquable
- Soutenir le pouvoir d'achat des salariés tout en protégeant la planète : pérennisation de l'exonération de cotisations sociales pour la prise en charge patronale des abonnements de transports publics jusqu'à 75%
- Instaurer une fiscalité plus équitable entre les modes de transport de marchandises : sur-péage poids lourds sur les axes saturés pour favoriser le report modal
Dans le cadre de la partie II du PLF (dépenses) :
- Encourager l'investissement dans les transports publics urbains : mise en place d'un bonus écologique de 100 000 Euros pour l'acquisition de bus électriques ou hydrogène
- Soutenir le fret ferroviaire : maintien de l'enveloppe de 200 MEuros/an pour soutenir les opérateurs de fret ferroviaire jusqu'en 2030
Quel prix pour quels services ? L'UTPF s'est intéressée cette année à la perception du prix des transports publics et aux attentes des Français en matière de mobilité (enquête auprès de 2 054 personnes). Grands enseignements :
- Un déficit d'information : seuls 48% des répondants se disent bien informés sur ce que le prix de leur ticket permet de financer. Les Français identifient mal les financeurs réels : 36% pensent que les collectivités sont le principal financeur, alors qu'en réalité ce sont les employeurs.
- Des attentes fortes : les principales attentes des usagers concernent la sécurité (40%), la ponctualité (32%) et la fréquence accrue (29%). 76% des usagers jugent leurs dépenses justifiées par rapport au service proposé.
- Le choc d'offre plébiscité : une large majorité reconnaît les externalités positives des transports publics (accès à la mobilité pour tous : 85%, amélioration de l'espace urbain : 82%, réduction de la pollution : 80%) et se dit prête à payer davantage pour les développer.
- Un soutien au développement des transports publics : 90% des Français souhaitent que les transports en commun se développent, considérant ce développement comme bénéfique pour la société dans son ensemble (70%) avant même leur intérêt personnel (58%). 82% veulent que les fonds publics financent en priorité les transports en commun plutôt que les aides aux véhicules individuels.
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Gianluca Ventura, élu président du Bus&Coach Euro Test
Dans le cadre du renouvellement des responsables du Bus&Coach Euro Test, l'élection à bulletins secrets a accordé une nette majorité à Gianluca Ventura qui représente l'Italie.
L'efficacité professionnelle de Gianluca Ventura est pro...
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Dans le cadre du renouvellement des responsables du Bus&Coach Euro Test, l'élection à bulletins secrets a accordé une nette majorité à Gianluca Ventura qui représente l'Italie.
L'efficacité professionnelle de Gianluca Ventura est proverbiale. Elle permettra au jury d'évoluer. En particulier, celui-ci va créer une catégorie « interurbain » afin que les cars interurbains puissent faire valoir leurs arguments sans devoir tenter de s'aligner sur des critères d'évaluation conçus pour les bus urbains ou pour les cars de tourisme. Le jury récompensera donc distinctement les bus, cars interurbains et cars de tourisme. Les minis sont évalués à part.
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Le congrès de la FNTV aura lieu le 15 octobre 2025
Le congrès annuel de la Fédération Nationale des Transports de Voyageurs, lieu de convergence pour les acteurs du transport routier de voyageurs, réunit chaque année près de 400 participants autour de thèmes essentiels et actuels. Pour cette nouvelle...
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Le congrès annuel de la Fédération Nationale des Transports de Voyageurs, lieu de convergence pour les acteurs du transport routier de voyageurs, réunit chaque année près de 400 participants autour de thèmes essentiels et actuels. Pour cette nouvelle édition, « Agiles comme jamais, utiles comme toujours » les discussions porteront sur les réponses innovantes et concrètes apportées par les entreprises du secteur face aux défis économiques, sociaux, environnementaux et territoriaux. Les débats permettront de mettre en lumière les stratégies et solutions mises en uvre au quotidien pour promouvoir un transport plus durable et responsable.
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Soumettez votre projet et participez à la Semaine européenne de la mobilité
Organisée du 16 au 22 septembre, la Semaine européenne de la mobilité a pour objectif d'inciter les collectivités, les organismes et les citoyens de nombreux pays européens à opter pour des modes de déplacements plus durables.
Les part...
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Organisée du 16 au 22 septembre, la Semaine européenne de la mobilité a pour objectif d'inciter les collectivités, les organismes et les citoyens de nombreux pays européens à opter pour des modes de déplacements plus durables.
Les particuliers, collectivités, établissements publics, entreprises, associations peuvent soumettre et partager des initiatives de mobilités durables, durant la semaine, en :
• organisant des actions axées sur la mobilité durable pendant la semaine de l'événement principal, du 16 au 22 septembre (défis mobilité, ateliers de sensibilisation) ;
• valorisant une action permanente en faveur des mobilités durables réalisée dans les douze derniers mois ;
• organisant une journée sans voiture.
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Le GART publie son rapport à propos des actions menées en 2024
Ce rapport annuel retrace une année d'actions menées au plus près des territoires, avec un fil conducteur : la concertation. Dans un contexte où les transitions sont multiples, aussi bien écologique, énergétique que technologique, le GART a intensifi...
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Ce rapport annuel retrace une année d'actions menées au plus près des territoires, avec un fil conducteur : la concertation. Dans un contexte où les transitions sont multiples, aussi bien écologique, énergétique que technologique, le GART a intensifié son rôle d'assembleur et de force de proposition.
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Journée d'échanges sur la mobilités employeurs du GART
Les enseignements clés à retenir :
- la nécessité de pérenniser les financements et les équipes dédiées au conseil en mobilité,
- l'importance de mieux articuler les données entre entreprises et autorités organisatrices,
- le ...
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Les enseignements clés à retenir :
- la nécessité de pérenniser les financements et les équipes dédiées au conseil en mobilité,
- l'importance de mieux articuler les données entre entreprises et autorités organisatrices,
- le rôle stratégique des plans de mobilité inter-employeurs pour mutualiser les efforts;
- le besoin de renforcer les obligations réglementaires pour ancrer durablement ces démarches.
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50 MEuros d'ETS1 pour décarboner le transport
Afin d'accélérer la décarbonation du transport public, le marché européen du carbone (alias ETS) permettra de reverser 50 MEuros aux AOM et aux communes non AOM ayant conservé leur réseau de transport urbain à la suite de la LOM. L'enveloppe de 50 ME...
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Afin d'accélérer la décarbonation du transport public, le marché européen du carbone (alias ETS) permettra de reverser 50 MEuros aux AOM et aux communes non AOM ayant conservé leur réseau de transport urbain à la suite de la LOM. L'enveloppe de 50 MEuros (pour 2025) est répartie entre les affectataires proportionnellement à leur population, le revenu fiscal de référence moyen par habitant et un coefficient logarithmique.
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Charte contre l'usage des stupéfiants dans le Transport Routier de Voyageurs de l'OTRE AURA
Le 16 juillet 2025, Fabrice GACHON, Président de l'OTRE AURA a cosigné avec Julien VUILLEMARD, Conseiller Régional en charge des transports scolaires et Interurbains et Maire de Vernaison (69) une charte d'engagement dans la lutte contre l'usage des ...
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Le 16 juillet 2025, Fabrice GACHON, Président de l'OTRE AURA a cosigné avec Julien VUILLEMARD, Conseiller Régional en charge des transports scolaires et Interurbains et Maire de Vernaison (69) une charte d'engagement dans la lutte contre l'usage des stupéfiants dans les transports routiers de voyageurs et plus spécifiquement dans les autocars scolaires.
Cette volonté commune d'assainir la profession trouve son origine dans l'accident mortel qui a endeuillé la ville de Châteaudun le 30 janvier dernier lorsqu'une jeune fille a perdu la vie dans l'accident de l'autocar scolaire dans lequel elle voyageait, le conducteur étant sous l'effet de stupéfiants.
L'OTRE Auvergne Rhône-Alpes incitent ses entreprises adhérentes à :
- Modifier les règlements intérieurs en y intégrant une clause de contrôle aléatoire ;
- Conduire des actions de contrôles aléatoires ;
- Tester systématiquement chaque nouveau conducteur embauché ;
- Mener des actions de prévention et d'information auprès de leurs salariés.
Dans leur rôle respectif et leurs missions spécifiques, l'OTRE AURA et la Région s'assureront ensemble de la promotion de la charte et d'une action conjointe auprès des pouvoirs publics visant à systématiser la lutte contre les stupéfiants dans le transport de voyageurs.
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140 MEuros pour 19 projets de transports durables
La France obtient un financement européen de 140 MEuros pour 19 projets d'infrastructure de transport pour des transports durables, innovants et interconnectés a l'échelle européenne.
Le volet « transports » du Mécanisme pour l'Interconnexion...
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La France obtient un financement européen de 140 MEuros pour 19 projets d'infrastructure de transport pour des transports durables, innovants et interconnectés a l'échelle européenne.
Le volet « transports » du Mécanisme pour l'Interconnexion en Europe (MIE) a validé la répartition des financements européens qui seront attribués au titre du quatrième appel à projets du MIE 2021-2027, dans l'attente de notification précise des fonds attribués, à l'automne. La France se félicite de la sélection de 19 projets la concernant, pour un montant total de subventions d'environ 140 MEuros. Cette décision confirme la qualité des dossiers portés et l'engagement de la France et de la Commission européenne en faveur du développement d'infrastructures de transport durables, innovantes et interconnectées à l'échelle de l'Union.
Parmi les projets retenus, la totalité de ceux liés à la Ligne Nouvelle Provence-Côte d'Azur (LNPCA) ont été sélectionnés, illustrant le caractère stratégique de cet axe ferroviaire à l'échelle européenne :
- les pôles d'échanges multimodaux de Marseille Saint-Charles et Saint-André et Nice Aéroport bénéficieront d'un soutien à hauteur de respectivement 7,5 MEuros et 3 MEuros ;
- le déploiement du système européen ERTMS niveau 2 sur la ligne Marseille-Vintimille recevant, quant à lui, un financement de 43 MEuros.
La LNPCA incarne une ambition forte : celle de construire un arc ferroviaire méditerranéen à haute performance entre Barcelone et Gênes. En cohérence avec les priorités du réseau transeuropéen de transport (RTE-T), elle contribuera à améliorer les connexions transfrontalières, à renforcer la compétitivité des liaisons à grande vitesse et à accroître la robustesse du réseau existant
Le secteur ferroviaire bénéficiera également d'un appui pour deux projets de rétrofit de locomotives portées par SNCF Réseau et AKIEM, financés respectivement à hauteur de 2,2 MEuros et 3,41 MEuros, afin d'accélérer la transition vers un matériel roulant plus durable.
Dans le domaine portuaire, la France se félicite de la sélection d'un projet présenté conjointement avec l'Irlande, pour un montant de 19,2 MEuros, en faveur de la liaison transmanche entre Dunkerque et Rosslare. Le port de Bordeaux bénéficie par ailleurs de 1,4 MEuros pour moderniser ses systèmes d'information.
La France souligne également l'importance du soutien apporté par la Commission à des projets portés par des consortiums européens, dont elle est partenaire avec d'autres Etats membres, pour plus de 40 MEuros. Ces projets permettront d'accélérer la numérisation, la décarbonation et d'améliorer l'efficience des différents modes, routier, ferroviaire ou encore aérien :
Le projet MATIS 2 sur les systèmes de transport intelligents, recevra une subvention globale de 42,5 MEuros, dont 15,5 MEuros pour sa composante française ;
Le transport aérien est soutenu à travers deux projets issus du programme SESAR pour la modernisation de la gestion du trafic aérien, AMEA et CLEAN ATM 3, qui recevront respectivement 21 MEuros et 8,9 MEuros.
Enfin, le soutien de la Commission à des projets en faveur de la résilience des infrastructures constitue un signal fort pour la prise en compte de cette thématique essentielle, avec plus de 11 MEuros en faveur de :
l'écluse de Gambsheim, élément stratégique pour la navigation sur le Rhin, qui bénéficiera d'un soutien de 5,1 MEuros ;
SNCF Réseau, qui recevra 6,3 MEuros pour renforcer son réseau hydraulique ferroviaire, garantissant ainsi une meilleure adaptation aux risques climatiques croissants.
Prenant acte de l'absence de nouveaux appels d'ici au prochain cadre financier pluriannuel (2028-2034), la France appelle la Commission européenne à prévoir dans les discussions budgétaires à venir un soutien renforcé à la hauteur des ambitions collectives en matière de transition écologique des mobilités, telles que portées par l'Union européenne et ses États membres.
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Jusqu'au 26 sept 2025, déposez votre candidature Propulse !
L'Agence de l'Innovation pour les Transports (AIT) ouvre jusqu'au 26 septembre 2025, les candidatures pour intégrer son 5e programme Propulse. Ce programme d'accompagnement et d'accélération des projets innovants est destiné aux start-ups, PME, grand...
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L'Agence de l'Innovation pour les Transports (AIT) ouvre jusqu'au 26 septembre 2025, les candidatures pour intégrer son 5e programme Propulse. Ce programme d'accompagnement et d'accélération des projets innovants est destiné aux start-ups, PME, grands groupes, collectivités, associations ou établissements publics de recherche. Il donne accès à un accompagnement de 9 mois pour faciliter et accélérer la mise en uvre et le passage à l'échelle du projet. Propulse comprend trois appels à projets :
- Transports durables : accompagner des projets innovants au moins au stade de prototype/démonstrateur, contribuant à la mise en place de solutions de mobilité durables et décarbonées,
- Qualité de service : accompagner des projets d'accessibilité, d'inclusivité, d'amélioration de la sûreté, du confort, de la ponctualité ou plus généralement de l'expérience voyageur,
- Multimodalité et intermodalité : accélérer le déploiement de la multimodalité et de l'intermodalité efficientes au service des usagers et des territoires.
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L'AMF alerte sur l'avenir des transports du quotidien
Les élus locaux alertent sur l'avenir des transports du quotidien. Les résultats de l'enquête nationale (1) menée par l'AMF (Association des Maires de France) et Intercommunalités de France appellent à la plus grande vigilance et viennent tirer la so...
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Les élus locaux alertent sur l'avenir des transports du quotidien. Les résultats de l'enquête nationale (1) menée par l'AMF (Association des Maires de France) et Intercommunalités de France appellent à la plus grande vigilance et viennent tirer la sonnette d'alarme auprès du Gouvernement : lorsque la région est autorité organisatrice de la mobilité (AOM) locale, 76 % des intercommunalités répondantes déclarent ne pas disposer d'une offre de transport adaptée pour répondre aux besoins de déplacements du quotidien.
• Repenser les politiques de transport en donnant au bloc communal les moyens d'agir
Six ans après la loi d'orientation des mobilités, les promesses d'un « droit universel à la mobilité » restent lettre morte : seules 53 % des intercommunalités ont opté pour la compétence AOM. Le versement mobilité (VM), conditionné à un seuil de 11 salariés, exclut la majorité des entreprises rurales, et le nouveau VM régional, plafonné à 0,15 % de la masse salariale, se révèle dérisoire et, comme nous l'avions anticipé, inadapté pour développer des solutions dans les zones peu denses, tout en pénalisant les entreprises.
L'AMF et Intercommunalités de France demandent la réouverture de la compétence mobilité à toutes les intercommunalités volontaires. Les résultats de l'enquête nationale confirment le bien-fondé de cette position puisque 75 % des communautés de communes non AOM répondantes déclarent qu'elles saisiraient ou étudieraient sérieusement la possibilité de se saisir de cette compétence.
Les associations plaident aussi pour un déplafonnement du versement mobilité au-delà de 2 % dès lors que chaque AOM présente un plan de mobilité chiffré (lignes, fréquences, navettes, solutions vélo, calendrier opérationnel) au comité des partenaires et assorti d'un bilan annuel.
• Pour une fiscalité au service des infrastructures routières
Par ailleurs, depuis la suppression de la vignette routière en 2000, toutes les recettes issues de la TICPE, des péages autoroutiers, des amendes et des taxes d'immatriculation sont ponctionnées par l'État, alors que 65,5 % du million de kilomètres des infrastructures routières sont à la charge du bloc communal, dépourvues de toute ressource fiscale dédiée. Normes de sécurité renforcées, changement climatique, flambée des coûts des matériaux et baisse ininterrompue des dotations (DSIL, Fonds vert) obligent à différer les travaux d'entretien courant : routes et ouvrages d'art se dégradent à grande vitesse, les interventions d'urgence, jusqu'à trois fois plus onéreuses, se multiplient, et les zones peu denses, déjà fragilisées, voient leurs fractures sociales et territoriales se creuser.
Pour rétablir un équilibre juste, l'AMF et Intercommunalités de France exigent dès aujourd'hui et de façon pérenne :
• la réaffectation d'une part significative des recettes aux communes et intercommunalités, assortie d'un mécanisme de compensation spécifique aux surcoûts des zones rurales ;
• que le bloc communal soit pleinement intégré dans le modèle économique post-concession autoroutière ;
• que soient revalorisées les redevances versées par EDF, GRTgaz, les opérateurs télécoms et tous les utilisateurs du domaine public routier ;
• et que le produit des amendes pénales relatives à la circulation routière dressées par la police municipale et les gardes champêtres, aujourd'hui largement reversé à l'État, puisse être réaffecté aux budgets des communes et intercommunalités compétentes.
L'AMF et Intercommunalités de France attendent à présent des pouvoirs publics et de l'ensemble des acteurs de la mobilité que ces propositions soient retenues et traduites en engagements concrets et chiffrés lors de la réunion de synthèse des différents ateliers. C'est à ces conditions que pourront être garantis la cohésion territoriale, l'adaptation aux enjeux de transition écologique et climatique et le droit effectif à la mobilité pour tous.
(1) L'enquête a été menée auprès de l'ensemble des communes et des intercommunalités de France, entre le 9 avril et le 26 juin 2025. L'analyse a été effectuée sur les réponses complètes de 125 intercommunalités et 1 148 communes. Les résultats et analyses détaillés sont publiés le 9 juillet 2025.
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